Adieux

À mes enfants

Vous étiez jeunes quand votre père, Jean, est décédé tragiquement.
Je vous ai élevés seule et j’ai réussi à vous donner des racines et des ailes.
Vous êtes tous parvenus à trouver votre voie et j’étais là quand vous aviez besoin de moi.
Je suis très fière de vous tous.
vous êtes ma plus belle réussite.

À mes petites-filles

Je dois avouer que je n’étais pas prête à devenir grand-mère à 58 ans,
mais vous avez su m’amadouer par la force de votre jeunesse et de votre amour. 
Nous ne vivions pas dans la même ville, mais je voulais toujours savoir ce qu’il se passait dans vos vies. 
Je vous ai vues grandir, devenir belles et fortes, des femmes du 21e siècle.
À vous d’embrasser la vie!

À ma famille

    Mes chers neveux, nièces, cousines, ma sœur :
on ne se voyait pas souvent mais c’était toujours une fête.
À Noël, ou pour un de mes anniversaires, ou simplement parce qu’on voulait se voir en famille.
J’étais heureuse au milieu de vous.
j’espère que vous allez continuer à vous réunir pendant longtemps.

À mes amis de Montréal

Musée, cinéma, marché Jean-Talon, vieux Montréal, Varennes, et quoi encore?
Toujours partante ou organisatrice, il y avait toujours quelque chose à faire avec vous.
J’ai travaillé longtemps pour changer l’image de la femme dans les médias,
mais il fallait aussi prendre le temps pour les amitiés qui nourrissent
l’âme et l’esprit.

À mes amis des Laurentides

Vous avez accepté une « étrangère » qui, en 2009, s’est faufilée dans vos vies et vos chères petites villes. J’aimais bien être la « doyenne » du maire de Saint-Sauveur – dans ma tête j’étais aussi jeune que jamais.
Vous avez appris à faire des projets avec moi, tous d’accord que
d’avoir des projets est le secret d’une vie longue et heureuse.

À mes amis de France

    Que de beaux voyages dans vos petits coins de la France! Que de bons repas et bons vins!
Que de belles conversations, discussions, et découvertes!
Merci de votre amitié malgré la grande distance géographique.
Je me sentais toujours proche de vous.

To my anglophone friends

You were all so important in my life!
My neighbours in Montreal:
we raised our children together, I’m so happy we kept in touch.
The mathematicians’ wives:
you saved me from boredom when my family travelled across the country with my husband
and we became lifelong friends.
My colleagues at Women’s Studies/Cahiers de la femme and at Mediawatch:
you launched my career as a feminist and activist, I am so proud of the work I accomplished.
My book-loving friends in the Laurentians, we shared wonderful books and delightful
get-togethers, I was always looking forward to seeing you.
my skiing friends: I loved joining you for wine, good food and conversation.

I am grateful to you all.